La République démocratique du Congo observe trois jours de deuil national à la suite du crash aérien survenu vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, qui a fait 17 morts, dont deux hauts responsables de la justice militaire.
Selon les informations disponibles, les victimes comprennent le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, ainsi que le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la RDC. Les FARDC ont également confirmé la mort de plusieurs membres de la délégation et de l’équipage.
Sur instruction du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, les drapeaux seront mis en berne sur l’ensemble du territoire national à partir du lundi 28 septembre 2026 et jusqu’à l’inhumation des victimes.
Le chef de l’État a rendu hommage aux disparus et présenté ses condoléances aux familles éprouvées. Il a également annoncé que les circonstances du drame devront être établies par une enquête.
Une enquête ouverte sur les circonstances du crash
L’appareil effectuait le trajet retour entre Kikwit, dans le Kwilu, et Kinshasa, après une mission de service. Il s’est écrasé à Kenge dans l’après-midi du vendredi 25 septembre. Les autorités provinciales ont annoncé l’ouverture d’investigations par les services de sécurité et les services techniques afin de déterminer les causes exactes de l’accident et de préserver les éléments utiles à l’enquête.
Le bilan, initialement annoncé à 13 morts, a été porté à 17 victimes, soit 13 militaires et quatre civils, dont un enfant, selon les autorités provinciales. Les corps ont été transférés à Kinshasa dans la nuit de vendredi à samedi.
L’identification des victimes reste toutefois difficile en raison de la calcination de la plupart des corps. La récupération éventuelle de la boîte noire pourrait également fournir des éléments importants pour déterminer les circonstances du crash.
Appel au recueillement
Face à ce drame, les autorités appellent la population au recueillement, à la retenue et à la dignité durant cette période de deuil.
La disparition simultanée de Joseph Mutombo Katalayi et Lucien-René Likulia Bakumi prive la justice militaire congolaise de deux de ses principaux responsables.
Paulin Bansanga wa Kayeke
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